Mgr Boulanger lance la canonisation de Léonie, soeur de Sainte Thérèse

 

Visleo

Samedi 24 janvier, au cours de la messe qu’il célébrera en la chapelle du Monastère de la Visitation, à Caen, Monseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, annoncera officiellement l’ouverture du processus de béatification de "La servante de Dieu, sœur Françoise-Thérèse", plus connue sous le nom de Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux.

Mgr Boulanger officialise ainsi le titre de Servante de Dieu qui est désormais celui de sœur Françoise-Thérèse, première étape d’un long processus qui la verra peut-être un jour déclarée Bienheureuse, puis Sainte. Le père Laurent Berthout, délégué épiscopal à l'information, déclare :

"Depuis de nombreuses années, des personnes se confient à la prière de Léonie Martin, venant sur sa tombe au Monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941. Ces personnes témoignent de grâces reçues à la faveur de son intercession. Léonie Martin a vécu une vie simple, cachée, humble à l’ombre du cloître. Elle a voulu vivre la spiritualité de saint François de Sales, en faisant "tout par amour et non par la force", selon l’expression de saint François. Elle a bénéficié de la découverte spirituelle de sa sœur sainte Thérèse qui lui a enseigné à vivre d’Amour dans les gestes les plus humbles et les plus quotidiens".

1515-2015 Centenaire sainte Thérèse

 

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En 2015, nous fêterons le cinquième centenaire de la naissance de Sainte Thérèse d’Avila.

Les différentes branches de la famille du Carmel se sont engagées à lire les œuvres de leur sainte mère Thérèse de Jésus en même temps, selon le programme suivant établi sur 5 ans :

  • Le Livre de la Vie (2009-2010)
  • Le Chemin de Perfection (2010-2011)
  • Les Fondations (2011-2012)
  • Les Demeures (2012-2013)
  • Les Relations, les Poésies et la Correspondance (2013-2014)

« Nous encourageons vivement la lecture des œuvres de Sainte Thérèse, afin que le contact direct avec les écrits de la Santa Madre et leur lecture sapientielle nous permettent d’aller plus avant dans l’aventure humaine et spirituelle qu’elle a elle-même vécue et proposée. Nous voulons raviver en nous son esprit et nous imprégner de la sagesse qui émane de ses écrits, en abordant ceux-ci dans une attitude d’écoute, comme disciples et comme fils, afin de donner une nouvelle impulsion à notre vie au service de l’Eglise et du monde conformément à notre charisme thérésien. » (Extrait du document capitulaire « Pour Vous je suis née » - avril 2009)

" comme une Rose effeuillée " florilège de textes de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus, enfin disponible sur notre site.

Ce livre présente un choix d'extraits de son oeuvre, une sorte de panorama de sa pensée. 

Par l'introduction de ce livre, le père Jean Gabriel Rueg a voulu tracer les grandes lignes d'une spiritualité authentiquement chrétienne qui n'en finit pas de se répandre dans le monde,
Thérèse est devenue une "star mondiale" de l'église au point d'en être devenue son plus jeune Docteur...
Pour vous, pour un proche, pour un cadeau de Noël, un petit livre a détenir chez soi ou à offrir..pour 30€.

http://boutique.la-petite-therese.com/comme-une-rose-effeuillee-le-livre.html/

Thérèse, l'Universelle jusqu'au 31.12.2014

 

Thérèse l’universelle

Jusqu’au 31 décembre, la pièce sainte Thérèse l’universelle est jouée dans la crypte de l’église Notre-Dame des Champs. Une heureuse façon de se recentrer sur l’essentiel et de préparer l’Avènement.

Pourquoi parle-t-elle à tous, cette enfant cloîtrée ? Pourquoi de Dubaï à Shanghaï, de Jérusalem à Beyrouth en passant par Lourdes et Montréal, la pièce Sainte Thérèse Histoire d’une âme, de Michel Pascal, a-t-elle réuni et bouleversé catholiques, juifs, musulmans athées et bouddhistes ? Elle a tourné trois ans devant 150 000 spectateurs. Dix-huit pays, six cent cinquante représentations.

Au fil de cette tournée, un constat s’est imposé : la vie, la spiritualité de sainte Thérèse touche tous les hommes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Ils sont sensibles au témoignage et aux écrits de cette petite carmélite, à peine sortie de l’adolescence, aussi forte que fragile, enfermée dans le secret d’un couvent, et que la mort cueillit dans sa vingt-quatrième année.

Thérèse l'universelle

Partant de ce constat, l’auteur a créé une seconde pièce un peu différente : Thérèse l’universelle. La première, adaptation d’Histoire d’une âme, était biographique. Dans la seconde, Michel Pascal s’affranchit du récit des événements qui ont marqué la courte vie de la sainte pour en tirer la substance. En nous laissant guider par sainte Thérèse, il nous permet de caresser le fil de sa vie jusqu’à sa mort. Cette nouvelle pièce a déjà arpenté quatre continents, et occupe la scène parisienne jusqu’au 31 décembre.

D’aucuns déploreront la quête d’un message universel plutôt qu’un descriptif de l’ascension spirituelle de cette grande sainte de la « petite voie ». Mais telle n’était pas l’intention de l’auteur : « Cette nouvelle pièce sur sainte Thérèse porte sa voix dans le monde d’aujourd’hui par rapport à la foi, aux vocations, à l’universalité du message évangélique : Thérèse nous parle de l’essentiel ici et maintenant. Elle nous enseigne la profondeur de la simplicité, la présence à notre propre vie ».

Et l’on se trouve dans la crypte de Notre-Dame des Champs, dans une sobre atmosphère de prière et d’intériorité. Une heure durant, « soixante vraies minutes toutes neuves »,  on écoute et regarde une sainte Thérèse légère et bondissante, lutine et joyeuse, nous présenter son couvent, sa vie toute simple, certaines de ses sœurs, une part de son cœur.

On peut la trouver un peu exaltée, cette actrice au joli minois, cette Justine à la douce voix. Un peu excessive, un peu fiévreuse. On peut même par moments s’en éloigner, en raison de ce "jeu d’acteur" de l'actrice, qui n’est pas sans rappeler parfois celui du début du XIXe siècle, un jeu à la Sarah Bernardt, avec son charme aujourd’hui un peu désuet. Et pourtant, la petite Thérèse n’était-elle pas sujette à cette ardeur fébrile ? À travers des phrases puissantes, une gestuelle pleine de grâce, un texte imagé, donnant parfaitement à voir la vie du carmel, celle de la sainte, on traverse sa vie avec elle, sans trop se soucier des étapes… mais en spectateur.

De l'observation... à la contemplation

À la fin de pièce, l’esprit bascule et laisse place au cœur. Justine Thibaudat nous rattrape par l’intensité dramatique qu’elle donne à Thérèse, malade et rongée par la nuit de la foi. La musique se fait émouvante. Le jeu des lumières, très présent tout au long de la pièce et qui lui tient presque lieu de décor, soutient un très beau texte, poignant, auquel l’actrice transmet toute son émotion. Et l’on saisit un peu de la souffrance de sainte Thérèse, vivant éloignée de Celui qui faisait toute sa joie.

Le final réunit dans un splendide crescendo des phrases de la sainte, celles qui résonnent familièrement à nos oreilles, celles qui parlent à toute âme chercheuse, car « rien n’est plus concret que Dieu ». Et l’on finit touché par son magnifique salut à la Croix, en fin de pièce, qui n’est assurément pas « joué ». L’actrice salue son public le visage baigné de larmes. Un échange avec elle permet de découvrir que cette sensibilité à fleur de peau n’est pas seulement un jeu d’acteur mais un véritable élan du cœur.

Et l’on sort en comprenant en quoi sainte Thérèse est universelle…

Elle est universelle, car universelle est la soif de Dieu. Universel est le besoin de donner un sens à une vie faite principalement de contraintes et de petits « riens ». Universel encore, le besoin de se nourrir des joies simples qui sont notre vrai lot quotidien.

Sainte Thérèse est universelle parce que dans le secret de son couvent, elle transforme le quotidien en liesse, le service en relation, la prière en action de grâce. Parce qu’elle est amour, toute entière tendue vers l’amour. Parce que, comme le dit Michel Pascal, « Elle nous apprend la différence entre exister et vivre ».