Son enfance à Saint-Ouen-Le-Pin

 

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Cédée en 1970, la maison de Saint Ouen le Pin était auparavant la propriété de la belle-famille du frère de Zélie Martin, l’oncle Isidore (voir Arbre Généalogique). La maison accueillit les sœurs Martin tantôt pour les vacances tantôt juste pour une journée, à « cueillir des noisettes » entre cousins. La maison de Saint Ouen Le Pin fut surtout un lieu de ressourcement à la fois moral et physique pour la petite Thérèse, qui y vint en convalescence durant tout l’été 1884 suite à une coqueluche. Elle y fera un autre séjour l’année suivante. 

Selon les témoignages écrits de la famille, les séjours au « Manoir Gosset » constituèrent autant de parenthèses de bonheur et de légèreté dans l’itinéraire d’une enfant déjà habitée par ses engagements religieux futurs, déjà si scrupuleuse. 

Ici, tout n’était que prétexte à promenades dans la campagne environnante, y compris le trajet de la messe matinale. La cueillette des fleurs, la traite des vaches, les séances de dessin collectives en extérieur (Thérèse dessinera la ferme voisine en août 1884), les flâneries aux étangs, les jeux au petit ruisseau de la ferme,… Autant de bonheurs partagés où la petite Thérèse, sensible à cette nature prodigue et poétique, affichait visiblement une gaité communicative.

Peut-être l’ambiance roborative de la maison faisait-elle écho à cette première année de son existence, dans le petit village de Sémallé, auprès de la bienveillante et solide nourrice Rose Taillé ?

Quelles qu’en fussent les raisons, les lettres et notes ci-dessous témoignent de façon vivante du caractère indiscutablement joyeux et revigorant de ces pauses bucoliques familiales.